Oui, on peut rire de tout !

Entretien avec un Natas

23 Avril 2011 , Rédigé par Michael Ange Publié dans #Internet & Réseaux Sociaux

110423---Robert-vs-Guillaume.jpgJ'ai rencontré pour la seule & unique fois de ma vie Guillaume Natas, en chair et en os, à une soirée de blogueur. À cette période, l’univers de la twittosphère m’était inconnu. Je ne pus naturellement donc pas savoir à qui j'avais réellement affaire: un type méchant et adepte de l’humour noir sur Twitter et sur son blog.

Depuis Gargamel -le Hitler des Schtroumpfs-, Lex Luthor (tu le connais pas mais tu sais déjà que tu vas le quitter) ou le plus terrible William L. Oui, William, c'était un imbécile que j'ai connu en 6ème et qui ne manquait pas une occasion pour me piquer mes affaires (en même temps c'est mon classement), la méchanceté n'a cessé de m'interpeller. Bref, sentant une propension au sadisme et  au cynisme chez ce garçon sans que je pus m’expliquer encore pourquoi, j’ai, pour cette raison, pris beaucoup d’intérêt pour le personnage lors de cette soirée.

 

Récits

 

Avec tout ça, forcément, le feeling était bien passé entre nous. Guillaume fut ce soir là, accompagné de quelques amis et de sa petite amie « Bella ». En tout cas, c’est comme ça qu’elle se faisait appeler (et moi à un certain âge, j’ai compris qu’il était vain de vouloir comprendre tous les délires des cas sociaux).

La soirée blogueur étant terminé et désireux de prolonger un peu plus la soirée, Guillaume nous proposa gentiment alors de finir la soirée chez lui. Ce fut le dernier geste gentil que je vis de la part de Guillaume.

Lui et sa copine habitaient dans un pavillon en proche banlieue situé en zone 51 du RER. La maison était très sympa bien qu’un peu lugubre. Alors lugubre, c’est quand derrière la dite maison, vous pouvez trouver un cimetière en guise de jardin et que l’habitation la plus proche était un vieil hôpital abandonné. J'ai vu plus Fanta comme ambiance.

 

Mais ce ne fut pas grave car une fois franchis la barrière métallique et la porte grinçante, l’intérieur était plutôt agréable. On va dire moins sinistre. Bien installé dans le salon, je tâchai de découvrir un peu plus Guillaume. Et je ne pus m'empêcher d'admirer les tableaux de famille (quand on s'appelle Michael Ange, faut bien faire semblant de s'intéresser à l'art). Je dis famille mais en fait, on voyait toujours Guillaume sur les tableaux. Mais avec des costumes d’époques différents à chaque fois. J’imaginai alors qu’il devait s’agir des ancêtres de Guillaume. Mais quelle ressemblance ! Des portraits crachés: n’eut été ces crocs qui apparaissaient de temps en temps, on aurait pu juré que c’était Guillaume.

C'est à ce moment que la petite amie me précisa que Guillaume était originaire de Transylvanie.

- Ah bon ? Fis-je. C'est incroyable. Mais vous vous connaissez depuis longtemps ?

- Une éternité répondis alors Guillaume. Je ris à cette réponse.

- Qu'il est con ce Guillaume m’exclamai-je

 

Curieusement sa blague n'eut pas l'air de le faire rire. J’entrepris alors de dérider l’ambiance.
- et vous faites quoi le week-end sinon ?

Là Guillaume avec un intérêt soudain alla chercher un bocal. J’y vis à l’intérieur un insecte emprisonné. Je vous l’ai dit que je soupçonnai le personnage de sadisme. Je ne me trompai pas. Et je ne me gênai pas pour le lui faire remarquer.

- Tu vas pas tuer cette mouche ? lui demandai-je

- Tuer une mouche ? Pff. On l’a fait, il y a des mois mais ça nous a vite ennuyé. Non, nous avons trouvé plus rigolo. Regarde, on filme la mort de la mouche et on montre la vidéo à la femelle et aux larves de la mouche, histoire de les traumatiser.

Je me souviens alors que sa copine éclata de rire. Moi pas. Mais cela n’empêcha pas Guillaume de continuer sur sa lancée.

- Bon ok. Mais écoutes le meilleur. Là, tu vas kiffer. Le top, ça c’est mon idée, c’est d’aller récupérer une guêpe et après un bon dressage, on la force à violer la femelle devant les larves.

Je restai sans réaction mais Guillaume rejoignit Bella dans un grand fou rire. Ce type est juste un grand malade pensai-je alors.

 

  Un dîner presque parfait

 

Je dois avouer que si je commençai à avoir de de légers soupçons sur la nature de Guillaume, c'est surtout à l'heure du dîner que je commençai réellement à me poser des questions.

Guillaume nous proposa alors de dîner car ce dernier commença à « avoir les crocs » selon ses termes. Trente minutes plus tard, la sonnerie retentit, signe que les pizzas commandées étaient arrivées.

« Le dîner est servi » cria alors Guillaume et il courut vers la porte.

- Heu Michael c'est pour toi me cria t-il

- Quoi ? Mais qui ? fis-je étonné.

J'allai à la porte. C'était Elturcolocoloco. Et heu Elturcolocoloco c'est l'un de mes plus anciens followers sur Twitter.

- Qu'est-ce que tu fous là ? Lui demandai-je alors

- Ben je suis ton follower alors je te suis.

J'ai pas répondu tout de suite. Je pris longuement sur moi afin de ne pas lui répondre sans céder à la violence.

- Mais quel crétin, c'est sur Twitter qu'il faut me suivre. Pas dans la vraie vie ! Rentre chez toi maintenant. Tes médecins doivent s’inquiéter lui criai-je alors.

Je me retournai confus vers Guillaume.

- Je suis désolé, il lui manque une mise à jour.

- C'est pas grave me fit-il. Mais qu'il s'en aille maintenant: je vois le livreur qui arrive.

En effet, ce dernier arriva et croisa Elturcolocoloco qui s'en allait en pleurant. Cette scène me fit de la peine. Je le rattrapa alors.

- mais sinon t’as qu'aller voir la_question. Tu es son follower également. Il préside ce soir le 30ème anniversaire de règne de sa mégalomanie. Il attend plus de 2000 personnes mais je crois que personne n'est venu. Ça lui fera plaisir

- merci me répondit-il j’y vais tout de suite

 

Je retournai ainsi le cœur un peu plus léger à l'intérieur mais je ne fus pas au bout de mes surprises: je trouvai le livreur allongé sur le sol, les boîtes de pizza, pour certaines ouvertes, fumantes à ses pieds. Guillaume et ses amis étaient sur lui en train de le dévorer. Soyons précis: ils le suçaient. Soyons encore plus précis (j’ai aussi un public masculin célibataire): ils lui suçaient le sang. Le pauvre employé du Pizza Rabbit étaient en train de hurler à la mort. Ce qui pouvait se comprendre. Passe encore l'absence de pourboire mais les prises de sang forcés et sans rendez-vous, moi, perso ça m'aurait pas plu.

Évidemment vous pensez bien que, passé ma surprise, je ne put rester là sans rien faire:

- Eh mais qu'est-ce que vous faites ?

Ils s'arrêtèrent et me jetèrent un regard furieux. Visiblement ils n'apprécièrent pas mon intervention mais je restai sur ma position:

- ben je sais pas, l’emballage de pizza ouvert, vous vous êtes pas dit qu'elle allait refroidir ? Et personne pour la refermer ? Et c’est qui, qui va se taper une pizza surgelé ? Un indice va s'afficher sur mes lèvres: c’est bibi.

Guillaume était tout penaud.

- Ben on avait faim bredouilla t'il

- Mais je m’en tape ! Mais t’a été élevé chez qui ? C'est des trucs que je supporte pas criai-je.

Je fus assez remonté mais quelque chose m’énerva encore plus quand je vis la tête de la première pizza. Alors je vérifiai  ce que je redoutai dans chacune des boites. Pas évident car il y avait parfois des membres du livreur qui traînaient sur les boites. Mes craintes furent confirmés et j’entrai alors dans une colère noire (facile pour un antillais):

- Mais putain, vous avez oublié de demander le supplément ail pour ma part ! C’est la seule chose qui donne du goût à leur pizza chez Pizza Rabbit et vous l’avez pas demandé. Je te l’avais dit, Guillaume. Non ne mens pas, je te l’avais dit mais c’est my gueule et compagny ici ! C’est bon, je me casse !

 

Bella recracha alors le doigt du livreur qu’elle avait dans la bouche et essaya de calmer les choses.

- Te fâche pas.

- Non c'est bon. De toute façon, je suis fatigué et il se fait tard. C’est pas trop vous demander que de m'avancer jusqu’au RER ? Y'a plus de bus à cette heure dans votre bled pourri.

 

 

Faim de soirée

 

 

Évidemment en disant ça, je m'attendis à ce que Guillaume aille chercher des clés de voiture ou un casque. Que nenni. Au lieu de cela, il m'invita à l'accompagner dehors. Et là, dans l'espace situé entre la porte et le grillage maléfique pardon métallique, il enleva sa veste, très belle veste en lin au demeurant, et sortit de son dos deux ailes géantes de chauves souris. Torse nu, il commença à s'avancer vers moi pour, j'imaginai alors, m'emmener avec lui dans les airs (en même  temps si cela avait été pour aut'chose c'était, et je vous le dis tout de suite, ma main dans la gueule). Moi, vous pensez bien, j'étais scié. Comme le serait n’importe qui d’ailleurs. Évidemment, une tonne de questions me vint en tête mais c’est la plus obsédante qui sortit :

- Mais t'auras pas froid en altitude ? lui demandai-je alors

- non ça ira le sang du livreur me tiendra chaud pendant le voyage.

- Ben oui J'suis bête. Ah ben non c'est toi la bête ha ha ha.

Il ne rit pas. Ce qui me convainquit définitivement que nous n’avions pas le même sens de l’humour.

Guillaume ne mit que 10 minutes pour me ramener. Et encore, nous aurions pu arriver plus tôt si Guillaume n’avait pas voulu se venger d’un pigeon qui avait eu la malheureuse idée de lui chier sur l’aile. Il me déposa devant chez moi et repartit après m’avoir souhaité une bonne nuit et s’excusa encore l’incident.

Il s’enfonça dans la nuit quand je me dis, en le regardant, que décidément ce type était vraiment un drôle d’oiseau.

 

 

Et aussi:

 

Twilight ou l'histoire d'Edward au teint d'argent (1/2)

 

Pour quelques tweets de plus

 

Les blogs qui débloquent

 

 

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Commenter cet article

Paul 02/05/2011 02:15


Intrigant Pq utiliser ce gars dans cette fausse histoire vraie ?


Michael Ange 02/05/2011 12:47



Parce qu'il m'amuse :-)



Norlevo 29/04/2011 02:31


C'est dramatiquement mal écrit


Michael Ange 29/04/2011 02:51



Je suis curieux de nature. Quels passages ne t'ont pas plu ? Quelles fautes d'orthographes ou de style as-tu repéré ? Que me conseilles-tu pour améliorer mon style ?


 


MA perfectionniste



Miyu 29/04/2011 01:36


C'était excellent :D


Michael Ange 29/04/2011 02:49



Merci :-)



tarmak007 27/04/2011 13:52



Tu noteras que je ne t'ai pas reproché de ne pas être méchant, mais plutôt que tu étais trop gentil avec Natas. Je ne suis pas un hater, mais pour
ce que j'ai pu lire sur lui et de lui, je ne vois qu'un songe-creux qui s'est pris les pieds dans la forme et le fond. Lui au moins c'est un "méchant" autoproclamé, avec sa trombine partout. T'as
vu Natas comment que son blog il est chôli !!!!!??? et puis quel bagage !!!! pesque pas une faute d'orthographe du genre qui doit se faire relire par sa mère avant de poster. Je vais rester sur
l'idée que sa personnalité ne t'a inspiré rien d'autre qu'un billet sans âme, ni reflets de ce qui m'a plu chez toi quand je t'ai découvert, un jour, sur twitter. 



Michael Ange 28/04/2011 14:25



Pour le billet sans âme, j'ai pas grand chose à rajouter. Peut-être un "tant pis s'il ne t'a pas plus".


Pour le reste, je re-préciserai juste que l'inspiration ça se commande malheureusement pas. Donc peut-être que c'est toi qui a raison en disant que le billet est à la hauteur du personnage :-)


 


P.S: ça me fait à ma la tête quand j'ai des coms constrcutifs et que je dois y répondre lol. Merci pour cette migraine mec ;-)



Un célibat au goût de Nutella 25/04/2011 14:29



Ben quand tu mets un verbe au passé simple à la première personne du singulier tu mets "a" comme terminaison alors que c'est "ai"...


Et il "ria", seriously? ;)



Michael Ange 25/04/2011 14:32



Ah ok. Inattention ou mauvaise maitrise que sais-je. C'est corrigé. Merki.


 


P.S: marrant, il faut faire des fautes d'orthographes pour avoir des nouvelles de toi. C'est noté en tout cas :-)