Oui, on peut rire de tout !

Unstoppable ou critique d'un genre très répandu dans les films ricains

28 Novembre 2010 , Rédigé par Michael Ange Publié dans #Cinéma

101128---Super-America.jpgJe venais d’abord pour vous parler de unstoppable. Et pis finalement non. Je me suis dis qu’il était plus rigolo de vous parler des films américains en général. Vu que unstoppable et beaucoup d’autres sont construits de la même manière.

 

D’abord vous avez le héros qui a une vie de chiotte. Que ce soit sa femme, ses enfants ou même le chien, plus personne ne veut lui adresser la parole. Ou alors à de très rares exceptions.

« Wouaf, t’as encore oublié ma gamelle ! Pauv’ tâche ! ».

Ou pour encore mieux vous représenter les choses, vous connaissez l’expression avoir la tête sous l’eau ? Très utilisée quand on est dépassée par les évènements. Et ben, ça va tellement pas bien pour le héros que la tête il ne l’a pas sous l’eau mais carrément sous la bassine qui contient l’eau...

 

Voilà pour le décor. Pour que l’histoire débute, il faut qu’il se passe un truc énorme. D’incroyable. Quelque chose d’aussi étonnant qu’un jour sans grève et sans incidents techniques sur la ligne de train du RER B par-exemple.

Et en général, c’est un événement grave: une attaque terroriste, une catastrophe aérienne ou ferroviaire comme dans le film.

Très souvent, notre héros est le seul à pouvoir intervenir. Même Superman ou Nicolas Sarkozy ne peuvent rien faire c’est dire comme la situation est désespérée. En plus, sympa comme tout, le personnage le fait au péril de sa vie. C’est à ce moment là, normal, qu’il décide d'appeler ses proches pour leur dire qu’il les aime.

- Allô Gina c’est moi. Je voulais juste dire que je t’aime.

- Mais qui êtes-vous monsieur ?

- Heu mais vous n’êtes pas Gina ?

- Non monsieur vous vous êtes trompés de numéro. Il n’y a pas de Gina ici.

- Ah pardon.

CLIC

- Allô Gina. Oui c’est moi. Écoute moi j’ai pas beaucoup de temps

- ah non c’est toujours pas Gina, vous vous êtes encore trompés de numéro monsieur

- Ah MAIS MERDE. Fait chier à la fin, je veux parler à ma Gina et je tombe sur une connasse.

CLIC

- Allô Gina ?

- Non, c’est le mari de la femme à qui vous venez de raccrocher au nez en la traitant de connasse. Écoute moi bien petit merdeux, tu vas arrêter maintenant tes conneries parce sinon c’est sous assistance respiratoire que tu vas finir !

 

Bref, le personnage central appelle ou il essaye d’appeler ses proches pour leur dire qu’il les aime. C’est très gentil à lui car tous n’aurait pas eu la même réaction. Moi, par-exemple, j’aurais appelé en premier et sans aucune espèce d’hésitation...mon banquier:

- Monsieur Dupré ?! Ha ha ha, écoutez-moi bien Monsieur Ducon. Je vais peut-être mourir aujourd’hui. Alors mon prêt et mon découvert je le rembourserai JAMAIS. Tu entends ? JAMAIS. Alors tu sais où tu peux te les mettre tes agios ?

 

Bref. Autre étape charnière dans ce type de film. La réaction des autorités, très souvent, représentées par le FBI, CIA, etc....Alors c’est une ambiance où tout est speed et très pro à la fois:

Dans trois minutes, je veux tout savoir sur le suspect. Date de naissance, qui sont ses amis, son numéro de carte bleue, ses derniers paiements, son numéro de sécu et même la taille de son sexe en érection,TOUT.

 2 minutes et 59 secondes plus tard (ah mais quand je vous disais qu'ils étaient pros et speed les américains).

- Voilà chef, ça nous a pris du temps mais voilà. Numéro de sécu, carte bleue, il est à la goldman sachs et pour votre dernière question on a dû faire appel aux satellites de la NASA. Ça pas été évident mais on l’a eu votre réponse: 22 cm.

- Quoi 22 cm ?

- Ben la taille de son sexe en érec..

- Mais c’était une image imbécile ! Qu’est-ce que tu veux que ça me foutes la taille de son sexe en... !? Attends tu as dit 22 cm ? Elle est plus grande que la mienne. Quand même, bien membré le suspect ! Il est d’origine africaine ?

 

La fin dans ces films ne fait en général aucun doute. La catastrophe est évité, la vie de gentils et innocents américains est sauvée. Le méchant, très souvent un terroriste arabe (ou auvergnats quand ils sont à plusieurs), quand il y en un, est tué. Ce qui est parfois préférable quand on voit la tête de leurs prisons.

Le gentil héros retrouve sa jolie petite femme et le respect de son chien: « Wouaf, t’as tout compris toi ! »

 

 

Et aussi:

 

L'enfant de la télé

 

Les films d'horreurs

 

James Bond, l'espion qui m'a frappé

 

Don't touch Black Eyed Peas

 

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clamclam 17/12/2010 12:27



Eh oui des scénarios copier-coller qu'on nous sert déjà depuis trop longtemps en effet! Il y a aussi le coup du compte de fée des comédies dramatiques genre ils ne se connaissent pas, ils se
rencontres par hasard, ils se détestent puis ils sont obligés de passer du temps ensemble et tombent amoureux. Tout va très bien puis vient la déception, l'un ou l'autre apprend que l'autre lui a
menti (à tord ou à raison) et ensuite c'est la séparation, chacun vit de son côté mais la vie n'est plus la même, elle n'a plus le même goût et rien n'est plus pareil. Puis enfin l'un ou l'autre
se dévoue et retourne annoncer sa flamme à l'autre personne, s'expliquer et lui avouer qu'elle est la personne de sa vie. Happy end, tout va bien, plus de misère dans le monde, le pouvoir d'achat
augmente et tout le monde a un travail et c'est déjà la fin avec un générique métal-pop-de-m**** genre Linkin Park.



Michael Ange 18/12/2010 14:39



C'est marrant ça décrit un peu le scénario d'un enfant avec ses parents.


1ère étape: Découverte


2ème étape (correspondant à l'adolescence): on se déteste


3ème étape (maturité pour l'enfant): on commence à s'apprécier


 


Excuse je pars trop loin parfois mdr



Gecko 05/12/2010 23:11



hahahaha! comme quoi nous sommes au moins deux à avoir envisagé ce complexe problème de l'hygiène du héro... mais en mon for intérieur, j'imagine que le héro, à l'instar des blondes des pubs
télé, ne transpire jamais... le monde de l'image est un monde parallèle dans lequel les personnages évoluent sans les contraintes de notre misérable quotidien: ils n'ont jamais mal aux dents,
jamais froid (ni chaud) et les femmes sont toujours impeccablement coiffées et maquillées dès le réveil. Une pure utopie...



Michael Ange 06/12/2010 23:32



;-)


 



Gecko 04/12/2010 19:54



Si ma modeste plume peut se permettre d'intervenir, je pousserais jusqu'à rajouter qques impressions très personnelles sur cette analyse somme toute plutôt très objective:
1 - Le héro ne mange pas, ne bois pas (et donc par transitivité) ne va jamais aux toilettes. Il ne se lave pas mais ses vêtements sont toujours en parfaite adéquation avec son physique
avantageux.
2 - Si le héro est blessé, c'est toujours très sanglant mais parfaitement supportable, puisqu'il peut continuer à se battre avec une simple et légère grimace (qui ne déforme même pas sont
physique avantageux) et assurer la survie de l'humanité.
3 - Le héro est beau et les méchants sont moches, voir de plus en plus ... français... Les femmes qu'il rencontre sont fatales et toujours bien habillées; ils font tous l'amour comme des dieux,
même sous des pluies acides et glacées.

Bon, je dois aller braver les éléments pour alimenter mon bagage culturel, 6U



Michael Ange 05/12/2010 11:20



Hello,


 


J'ai rajouter un lien "l'enfant de la télé (c'est moi)" pour illustrer la richesse de ce sujet et compléter avec votre modeste et complétaire plume.


Je n'avais pas remarqué pour les français mais ça ma parait tout à fait juste.


Est-ce le tribut de notre opposition à la guerre en Irak ?



jfquillacq 29/11/2010 11:48



Vous oubliez quand même un elément absolument essentiel :


le gentil s'pproche du méchant agonisant "allez, soi  un homme, rachête-toi ; dis moi où est la bombe"


le méchant "oui, elle est, elles est ... arghhhh"


Et bien, il la trouve quand même et il la désamorce en 22 secondes



Michael Ange 29/11/2010 12:15



J'y ai pensé au coup de la bombe ;-) Mais dans ce cas là, il fallait faire un dossier spécial de 3 articles lool.